Le conjoint accompagnateur, mobilité subie ou choisie?

Votre conjoint a accepté un poste dans une nouvelle ville et par conséquent, vous devez déménager aussi. Mobilité subie ou choisie, elle vous apportera dans tous les cas de probables questionnements, et peut-être même des peurs. 

Vous devrez passer par la fameuse courbe du deuil, du changement. La mobilité du conjoint accompagnateur peut être difficile à vivre. On vous explique…

La mobilité du conjoint accompagnateur : constat.

Selon une étude d’expat communication92 % des conjoints accompagnateurs sont des femmes. Pour dresser le profil type du conjoint accompagnateur en mobilité, nous pouvons aussi nous baser sur l’âge. Ainsi, 59 % des conjoints accompagnateurs ont entre 30 et 44 ans. Pourtant, on pourrait penser que les jeunes actifs sont plus aptes à la mobilité, mais les moins de 30 ans représentent seulement 8 % des accompagnateurs.

Avant le départ, 73 % des conjoints accompagnateurs ont un emploi à temps complet. Les conjoints sont la plupart du temps en recherche de poste lorsque son partenaire débute dans son nouveau travail.

La plupart des conjoints vont retrouver du travail dans la lignée de leur poste précédent. L’autre partie se reconvertit, et ce, le plus souvent dans des métiers en lien avec l’enseignement. 30% décident de sauter le pas et de devenir entrepreneurs ou indépendants. 

Dans ¼ des cas, trouver un nouveau poste est rapide, la moyenne étant aux alentours de 5 mois.

Concernant la décision de mobilité, 90 % des femmes déclarent que la décision de mobilité est commune. Lorsque celle-ci est davantage motivée par un des membres du couple, 70 % des hommes déclarent avoir pris la décision de mobilité, pour 52 % de femmes. 

Le sentiment de sacrifice est encore bien présent chez les conjoint(e)s accompagnateurs qui mettent parfois de côté leurs propres aspirations lors du départ, qu’elles soient personnelles ou professionnelles.  33 % des conjoints accompagnateurs au total admettent avoir sacrifié leur carrière pour mettre en avant celle de leur conjoint.

3 conseils pour que cela se passe au mieux

♦ L’anticipation

Anticiper la mobilité est un élément essentiel pour une bonne préparation. Elle permet au couple ou aux membres de la famille de prendre en considération la mobilité. Ainsi, ils se sentiront plus serein à l’approche de celle-ci. La communication est la clé : il faut écouter les différents points de vue. En effet, le souhait du salarié en mobilité n’est peut être pas celui de son conjoint ou sa conjointe. Vous pouvez faire une liste des pour et des contre. Pensez aussi à une  liste des choses positives que cette mobilité peut vous apporter à l’un comme à l’autre.  Il faut aussi penser que le partenaire qui suit l’autre est le plus perdu : comment cela se passera-t-il pour son travail? pour son intégration ? 

Par exemple, pour certains, il sera préférable de quitter son travail lorsque son conjoint accepte son travail ailleurs. Vous ne serez ainsi pas séparés et pourrez poursuivre vos recherches sur place. D’autres préfèrent terminer leur contrat à distance le temps de retrouver un poste. Vous avez aussi l’option du congé sans solde, du congé parental ou de la rupture conventionnelle. Cela vous évitera de passer par la démission, qui peut compliquer la transition entre votre vie professionnelle d’avant, et celle d’aujourd’hui et de demain. Pour une mobilité sereine, le couple doit s’écouter et s’épauler : le soutien de son partenaire est essentiel.

♦ La localisation

A quel endroit partez vous vivre ? Peut-être dans une grande ville pour une promotion, ou au contraire dans une ville de province pour s’éloigner. Mais que  souhaite votre partenaire ? Il faut s’assurer que vous communiquiez sur le choix de votre nouvelle région. Si votre conjoint cherche du travail, le bassin d’emploi sera un critère essentiel pour elle/lui.

De plus, la plupart des personnes en mobilité cherchent un meilleur confort de vie, avec une qualité de vie et un environnement unique. Il faudra peut-être faire des compromis entre vos différentes aspirations. C’est un projet à long terme qui requiert de la réflexion, de l’organisation et l’avis de toutes les personnes concernées si vous déménagez en famille.

Notre outil Bien Vivre permet de valoriser les régions sur les annonces d’emploi grâce à 11 critères différents et essentiels dans le processus de choix de sa nouvelle région. A titre d’exemple, l’éducation pourrait être un facteur important si vous déménagez avec vos enfants. 

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♦ L ’accompagnement

Être accompagné dans la mobilité est une solution imparable pour bien réussir son arrivée. Dans le cadre de la mobilité imposée au conjoint accompagnateur, cela permet d’avoir un interlocuteur.

Avoir quelqu’un sur place, un habitant local, un interlocuteur permet de s’installer et de s’intégrer plus facilement.
Switch Up propose un accompagnement personnalisé et unique grâce à son réseau d’ambassadeurs. Ils vous accompagnent dans votre mobilité sur différentes thématiques telles que la recherche de logement, l’inscription des enfants à l’école, les démarches administratives mais aussi dans la recherche d’emploi pour le conjoint accompagnateur

Cela peut être un véritable avantage : si vous êtes pris dans les cartons ou dans l’organisation de votre quotidien une fois sur place, l’aide d’un ambassadeur sera la bienvenue.

Psychologie de la mobilité du conjoint accompagnateur

♦ Tout changement est un deuil

Le processus de deuil concerne toutes les pertes vécues au cours de la vie. Cela concerne aussi les mobilités professionnelles, les déménagements et les changements de postes.

Les différentes étapes de deuil peuvent être comparées aux différentes phases de l’expatriation, que nous pouvons généraliser aux phases du changement de lieu de résidence. 

La « courbe du deuil » est le processus naturel par lequel passe la personne en question lorsqu’elle fait face à un changement soudain dans son quotidien professionnel et/ ou personnel. Bien évidemment, le processus sera  différent pour chacun, et prendra une durée différente, mais produira aussi des réactions différentes.

Déménager, changer de région, de ville, est souvent un déchirement : 76 % des Français y voient une source de stress importante. Ce sont des moments d’incertitude, de flottement. Il n’est en effet pas facile de fermer la porte sur son passé. Il y a forcément une déstabilisation des personnes en mobilité. “Il faut déconstruire un lieu pour en reconstruire un autre”.

L’arrivée sans emploi est aussi une source de stress car en plus de cette recherche qui peut être longue,  il y a aussi un nouvel environnement à s’approprier, de nouvelles choses à apprendre en fonction des régions.

La première étape est le choc, ou le déni du changement. Ensuite, en découle une nouvelle situation, la prise de conscience. 

Et c’est à ce moment, généralement en bas de la courbe, et une fois la peur ou l’inconfort ressenti, que la transformation se fait et permet à la personne d’accepter et de s’adapter au changement (ici au déménagement ou au changement de région). 

La dernière étape du processus est l’implication, l’intégration, et aussi la sérénité. C’est l’accomplissement du processus de changement. Le conjoint accompagnateur aura réalisé sa mobilité et son intégration.

♦ Témoignage d'une expatriée

Voici le témoignage audio de Gabrielle R., qui a accompagné son conjoint en Nouvelle Calédonie pendant plusieurs années. Elle témoigne des phases par lesquelles elle est passée et comment cette expérience d’expatriation lui a permis de trouver de nouvelles aspirations.

En faisant appel à Switch Up, vous pouvez réussir l’étape de la mobilité du conjoint accompagnateur sereinement. Grâce à nos ambassadeurs locaux, la recherche de logement, l’intégration sociale, seront plus faciles. 

Cet article a été écrit par Gabrielle R. , à votre service pour vous aider dans l'accueil et l'intégration vos futurs talents.

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